Publié le : 26 décembre 20226 mins de lecture

Les organismes financiers ont des jargons qui leur sont propres. Les termes « taux d’intérêt débiteur et taux d’intérêt créditeur » en font partie. Si vous êtes affiliés à une banque, comprendre ces termes est primordiale car ce sont les vocabulaires de base utilisés par les banques dans les échanges financiers.

Qu’est-ce que le taux d’intérêt créditeur ?

Comme son nom l’indique, le taux créditeur est le taux appliqué par le banquier pour rémunérer son client pour chaque placement financier effectué auprès de son institution financière. Ce placement peut être un compte rémunéré ou un livret d’épargne ou un achat de titre ou un achat d’actions ou un placement sur une assurance-vie. En effet, les placements effectués par les clients sont utilisés à leur tour par la banque. D’où, les récompenses offertes à ceux-ci sous forme d’intérêt créditeur. Le taux et ses modalités sont fixés par les deux parties dans le contrat. Il diffère selon le type de contrat souscrit. En outre, souvent le capital, produit des intérêts créditeurs, est imposable auprès du fisc, mais dans certains cas, selon le type de placement, il est exonéré d’impôt.

Quand parle-t-on donc de taux d’intérêt débiteur ?

Contrairement au taux d’intérêt créditeur, ce jargon financier est utilisé en principe dans le cadre d’un emprunt. En effet, le terme débiteur implique qu’une personne doit de l’argent à son créancier, celui qui a prêté un crédit ou de l’argent. Ce taux s’applique donc à chaque octroi de crédits par la banque ou tout autre organisme financier. Il est calculé sur une base annuelle. Le taux débiteur n’est donc que le loyer du crédit accordé par votre banquier et que vous devrez payer mensuellement en plus de la mensualité prévue à débourser à la banque. Quand on parle de taux débiteur, il est aussi important de mentionner l’intérêt débiteur. Communément appelé agio par les institutions financières, l’intérêt débiteur est appliqué par la banque en cas de solde débiteur du titulaire du compte : soit le solde du compte est négatif, soit il y a eu un dépassement de découvert autorisé soit il y a un découvert non autorisé. Il faut savoir qu’il est possible pour le client de demander une négociation du remboursement de l’intérêt débiteur en cas de découvert. L’acceptation de celle-ci par le banquier se fera au cas par cas et la réponse sera d’autant plus favorable si le découvert est exceptionnel.

Quelle est la différence dans le calcul de l’intérêt créditeur et celui de l’intérêt débiteur ?

Le calcul de l’intérêt débiteur est facile à comprendre. Il s’agit du produit du taux d’intérêt fixé avec le capital dû. Le résultat correspondra au montant total que l’emprunteur devra à sa banque. Il faut cependant prendre en compte dans le calcul du capital net à payer la nature du taux d’intérêt débiteur, selon qu’il soit à taux fixe ou à taux variable. L’avantage du premier est que le taux d’intérêt sera le même jusqu’au remboursement du crédit alors que pour le taux variable, le taux pourra être revu à la hausse ou à la baisse selon une situation donnée, ces causes de variations seront évidemment prévues et inscrites dans le contrat de prêt.

Concernant l’intérêt créditeur, le calcul reste le même. Le capital dû dans l’année par la banque est le produit du taux créditeur avec chacun des placements du client auprès de celle-ci. Cette somme viendra ainsi s’ajouter au capital placé déjà existant. Concernant l’épargne en particulier, si la somme en capital n’a pas été touchée pendant un certain temps, le montant total du capital dû sera le produit de la multiplication entre le capital placé avec le taux d’intérêt créditeur multiplié par le temps de valorisation.